Depuis quelques jours maintenant, la municipalité a instauré un radar mobile afin
de "réduire la vitesse" des automobilistes en centre-ville. Un acte de plus donc, dans la série d'une politique ultra-sécuritaire.
Déjà ces derniers temps, il y eu le débat de l'achat de "Tasers" utilisés par les agents de police municipaux, puis les fameuses caméras de vidéos surveillance installés sur les grands boulevards
comme Clémenceau. Ces derniers ont pu contribuer à renflouer les caisses du Trésor Public. En effet, à l'origine, présente depuis 2003, ces caméras avaient pour objet la lutte contre la
délinquance urbaine ( voiture bélier contre les commerces, etc...). La presse locale fit récemment publier le résultat fort probant, puisque Draguignan est la ville la plus sécurisée du
département du Var.
Les élus de la majorité se féliciteront alors, se disant sans doute qu'ils employèrent la bonne solution afin d'éradiquer la délinquance grandissant du début des années 2000. Et que par
ailleurs, les dracénois auraient retrouver "le bonheur de vivre ensemble" tel le slogan de campagne de 2001 de M. PISELLI depuis Maire réélu. Mais aujourd'hui, la mairie UMP va encore plus loin
et a même dépassé l'objectif annoncé en 2003, puisque les caméras servent à verbaliser les automobilistes en double-files !!!
N'est-ce point dépasser les bornes? Alors que le gouvernement nous parle de justice, n'est-ce point pousser le bouchon trop loin que de verbaliser d'honnêtes travailleurs ( pour la plupart ),
d'honnêtes gens déjà préoccupés par leur problèmes quotidiens? Quel est leur délits? Stationner qu'un instant soit peu en double file. Cela vaut-il de les piéger par caméras à leurs insu?
Trop c'est trop. Les élus ont dépassés de loin leur objectif, jusqu'à empiéter sur le quotidien de leur concitoyens.
Est-ce, pour une pur question de rentabilité? Vu le prix qu'a coûté tout cet attirail répressif ? Ou bien la volonté de rendre Draguignan progressivement anti-sociale, vide, triste, endormie?